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Tiers-Jardins à l’honneur de la 10e Biennale Design

Zone-AH! délocalise ses bureaux à la Cité du Design de Saint-Etienne du 20 mars au 7 avril, à l’occasion de la 10e édition de la Biennale Internationale Design. La thématique cette année : « Working Promesse« , autour des « Mutations du Travail« . Parmi nos interventions durant le IN de cette Biennale, nous présentons une déclinaison de nos prestations Tiers-Jardins pour les entreprises : Conception, prototypage et fabrication participative d’un module tiers-jardin.

Qu’est-ce que les tiers-jardins demanderez-vous à juste titre ? Ils sont une typologie de tiers-lieux (Oui, mais c’est quoi un tiers-lieux ? – Bon ça va maintenant ;-p).

Le tiers-lieu ne se définit pas par ce qu’il est « mais par ce que l’on en fait » – Proverbe de concierge. cc by sa nc – Bruno Vitasse 2017.

Justement, à ce propos. L’Expérience des Tiers-Lieux, Fork The World ! est l’une des dix étapes à découvrir à la Cité du Design lors de cette Biennale 2017, qui se tient du 9 mars au 9 avril à Saint-Etienne.  Le co-commissariat de cette exposition est assuré par le collectif RDC, le tiers-lieu Open Factory et la Cité du design. [Source]

« L’expérience Tiers-Lieux, Fork The World ». Exposition du 9 mars au 9 avril 2017 dans le cadre de la 10e Biennale Internationale Design à Saint-Etienne. Thématique générale : « Working Promesse – les mutations du travail ». cc by sa nc – Bruno Vitasse 2017.

 

L’intervention de Zone-AH! sur cette Biennale se décompose en trois temps :

  1. Dans une conférence : état des lieux et analyse prospective des tiers-lieux (le 22 mars matin).
  2. Un atelier collaboratif Tiers-Jardins : Agriwork, AgriFork, mon module d’agriculture urbaine au bureau (du 22 mars au 2 avril). Conception, prototypage et fabrication participative d’un module tiers-jardin.
  3. Une patte dans l’exposition Fork The World (durant toute la Biennale) : Fork the BioCircle ou quand les brasseries urbaines et leurs drêches s’incrustent dans un CyberGarden en même temps qu’une presse à insectes (Avec La M[Y]NE de Villeurbanne – ex La Paillasse Saône, et le Collectif Bam).
Habillage 10e Biennale Design, Working Promesse – les mutations du travail, sur les vitres du tram T2 en direction de la Cité du Design – cc by sa nc – Bruno Vitasse 2017.

Une (cir)conférence sur les tiers-lieux avec Zone-AH! et invités

Une conférence-échange se tiendra dans la matinée du 22 mars au Mixeur. Elle permettra de faire l’état des lieux des ressources et des compétences en matière de tiers-lieux, d’en faire une analyse prospective et de déterminer les enjeux auxquels ces tiers-lieux doivent répondre.
Une fenêtre sera dédiée spécialement à l’agriculture urbaine dans les tiers-lieux et par les tiers-lieux, en écho à la partie de l’exposition Fork The World qui traite de ce sujet.

Intervenants pour la partie agriculture urbaine : Sébastien Goelzer (Vergers Urbains, Toits Vivants, co-fondateur du Collectif Babylone), Valentin Martineau (Collectif Bam), Peter Hannape (P2P Foodlab, UrbanCommonsFactory), Bruno Vitasse (Zone-AH!, ZéBU, l’écosystème de brasseries urbaines).

Le Mixeur, espace hybride stéphanois à l’entrée de la Cité du Design, où se tiennent la conférence sur les tiers-lieux du 22 mars, et la partie conception et prototypage de notre atelier tiers-jardin. cc by sa nc – Bruno Vitasse 2017.

Agriwork, AgriFork, les Tiers-Jardins s’incrustent dans le IN et font leur mutation du travail

Zone-AH! & Co vous propose de participer au processus d’implémentation de ses prestations autour des Tiers-Jardins (1), à travers un atelier en deux phases de conception, prototypage rapide et réalisation d’une commande passée par l’OpenFactory, l’espace de fabrication partagé de la Cité du Design.

Les 22, 23 et 24 mars durant la semaine Entreprises seront dédiés à la conception collaborative du module tiers-jardin (cahier des charges, 3D, maquette du prototype) – Lieu : Le Mixeur.

 

Cliquez sur l’image pour accéder à la page de cet événement sur Facebook.

 

La fabrication du module suivra du 27 mars au 2 avril (semaine Modes de vie et Territoires) à l’OpenFactory.

Cliquez sur l’image pour accéder à la page de cet événement sur Facebook.

 


(1) Les tiers-jardins sont une typologie de tiers-lieux, un concept ouvert d’espaces à la fois dédiés à l’agriculture urbaine, au travail, à la collaboration et à la détente, issu de l’hybridation des espaces de vie et des espaces de biodiversité au service de leurs usagers. Ils permettent de remettre l’humain dans la notion de paysage, de revaloriser des lieux de vie qui sont pensés comme non vivants. Ce sont des lieux de mixité totale à la fois sociale et écologique.


Exposition L’expérience des Tiers-Lieux, Fork The World

Dans les 600 m² occupés entre autres par les productions des usagers de La Myne (Villeurbanne, ex La Paillasse Saône), une partie est dédiée aux relations entre l’agriculture urbaine et les tiers-lieux.

L’agriculture urbaine et les tiers-lieux à la 10e Biennale Internationale du Design : opposition entre deux modèles de développement, pôles de compétitivité vs pôles collaboratifs ? cc by sa nc – Bruno Vitasse 2017

Où l’on explique comment de cette relation renaissent les “Commons” hérités du Moyen-Âge, des prés partagés et gérés en commun par les habitants des villages, grâce à la réintroduction dans nos villes des cultures nourricières et des jardins partagés. Les tiers-lieux par la mise à disposition libre des savoirs permettent d’ouvrir un vaste champ d’exploration sur l’agriculture urbaine et les espaces communs en ville.

Jardin partagé sur le toit des Pratiques Artistiques Amateurs, un tiers-lieux au sommet du Centre Perrache à Lyon.

Les acteurs des tiers-lieux en Europe soutenant le développement de l’agriculture urbaine souhaitent rendre nos villes fertiles et comestibles, par une approche exploratoire du métabolisme urbain (fonctionnement symbiotique des activités de la ville). Elle passe par l’intégration des enjeux de l’économie circulaire (sobriété, gestion des déchets et des ressources locales, le Faire soi-même…) pour générer des externalités positives (création de valeurs monétaires locales, emplois non délocalisables) en intégrant les contraintes socio-économiques des territoires qui les hébergent (processus du “faire” tiers-lieu). Dans ce travail de “chirurgie réparatrice”, les circuits-courts de distribution (un intermédiaire au plus) et de proximité renouent les liens entre les consommateurs des villes et les agriculteurs des champs.

 

Schéma double flux circulaire matériaux et matière par le Collectif Babylone
Les projets du Collectif Babylone s’inscrivent dans une logique d’économie circulaire et de métabolisme urbain. Les flux cycliques de matériaux et ceux de la matière organique issus des activités urbaines s’entrecroisent pour fonctionner ensemble.

 

A proximité, le projet DOZE Parc interroge le regard des visiteurs. Développé par La M[Y]NE, Manufacture des Idées et Nouvelles Expérimentations, il est né du projet Art et Science CyberGarden, un jardin suspendu connecté, par David Bartholoméo. « L’installation DoZE parc est une forêt moderne qui donne à voir les problématiques vécues dans les Tiers-Lieux (innovation, DIY, Open source, Blockchain, etc.) ».

DOZE Parc regroupe un ensemble de projets, des cyber-environnements. Il est né du projet Art et Science CyberGarden. L’installation est une forêt moderne qui donne à voir les problématiques vécues dans les Tiers-Lieux. cc by sa nc – Bruno Vitasse 2017.

DOZE Parc regroupe un ensemble de projets (cyber-environnements) développés au sein du tiers-lieu lyonnais : PowerPlant, Micro-hackuaponie, DAISEE, fabrication de matière bactériologique comme le Scoby, etc. Le projet a « pour vocation à étudier des formes de développement des communs et l’activation de boucles d’économie circulaire, en prenant en compte les différentes temporalités des espèces. À l’ère de l’anthropocène, il interroge le lien entre la nature et l’homme, et la manière dont le numérique interagit avec la nature. »

Presse à Insectes par le Collectif Bam – cc by 2016.

Dans l’installation, le Meuble à Insectes proposé par le Collectif Bam (Réalisé par Yoann Vandendriessche et Valentin Martineau) est à la fois une invitation à l’auto-fabrication et à l’auto-production alimentaire, et un hack (piratage littéralement) du projet DOZE Parc avec Zone-AH! et le projet ZéBU, l’écosystème des brasseries urbaines.

« Dans un monde où la production de viande a un fort impact environnemental, ce module invite à cultiver des vers de farine et à les consommer. Ces derniers se posent alors comme une alternative raisonnée pour un apport en protéines. » Ces vers de farine sont nourris grâce aux drêches de brasseries (le résidu du malt après le brassage). C’est la porte d’entrée du hack par le ZéBU qui cherche à valoriser les drêches de brasseries dans nos écosystèmes urbains.

Zone-AH! / ZéBU et Collectif Bam hackent le CyberGarden de DOZE Parc.

Il est une illustration de ces boucles d’économie circulaire que le projet DOZE Parc cherche à activer. Il faut le visualiser un peu comme un phage (virus répliquant constitué de son matériel génétique qu’il vient intégrer dans une cellule cible, laquelle fera la synthèse de sa « protéine virale ») qui vient se brancher au Cybergarden.

Module Hack-huaponie et presse à insectes dans le CyberGarden. cc by sa nc – Bruno Vitasse 2017.

Mais finalement une symbiose se créée entre les deux écosystèmes, puisque les drêches provenant des brasseries (ou des tiers-lieux puisqu’on y trouve bcp de brasseurs amateurs) et les insectes (nourris aux drêches) servent de ressource nourricière dans le Cybergarden (la drêche pour les sols et pour les vers de compost, les insectes nourris aux drêches et transformés par la presse nourrissent les poissons du Micro-hackuaponic system ; insectes, poissons et légumes produits dans le Cybergarden, et les drêches, sont utilisés pour nourrir les usagers des tiers-lieux).

La boucle venant du ZéBU et de l’atelier de transformation des insectes illustre un cas concret/réel de circularisation en cours de la filière brassicole pour la valorisation de ses drêches, poussée par le projet ZéBU porté par Zone-AH!.


[#Dm1TL] La Biennale de Zone-AH!, entre agriculture urbaine et tiers-lieux

Semaine 2 – Des Startup aux Netup / « Design ma pépinière en tiers-lieux », les 22 23 24 mars : conception et prototypage rapide d’un tiers-jardin durant un atelier collaboratif au Mixeur ; Pitch du projet le 24 soir ; Business model le 25 et 26.

Semaine 3 – Modes de vie & Territoires / Agriculture urbaine – Design mon quartier en TL », du 27 mars au 2 avril : construction du module tiers-jardin @OpenFactory

Semaine 4 – Ramdam des Tiers-Lieux (semaine du) 5 avril / représentation Worklab / Grands Voisins / CUBE

Connexion durant toute la biennale d’un écosystème Zone-AH! au Cybergarden de David Bartholoméo installé sur le site de l’exposition Fork The World (ZéBU et les drêches de brasseries,  presse à insectes du Collectif Bam, Hackuaponie).


L’entrée en façade de la Cité du Design de Saint-Etienne. cc by sa nc – Bruno Vitasse

Soutenez ZéBU sur La Fabrique Aviva

Zone-AH! participe du 14 mars au 11 avril à la 2e campagne d’accélération de projets lancée par La Fabrique Aviva.

Nous présentons le projet ZéBU, l’écosystème des brasseries urbaines, qui entre pour sa 3e année d’expérimentation en phase d’étude et d’opération logistique pour sa plateforme de valorisation des drêches de brasseries à Paris.

Grâce à vos votes de soutien, nous pouvons récolter jusqu’à 50 000 € si nous faisons partie des projets finalistes sur la plateforme de La Fabrique Aviva.

Votez ZéBU sur La Fabrique Aviva !! – https://huit.re/La-Fabrique-aviva-ZeBU-2017

Depuis la fin de 2014, l’association Zone-AH! et une super équipe de partenaires et amis, parmi lesquels… des brasseurs évidemment, mais aussi des amateurs de bière, d’agriculture urbaine et d’économie circulaire,  ont lancé un projet un peu fou : installer une filière coopérative en pleine agglomération parisienne pour gérer en particulier les déchets des brasseries et leurs coproduits, les drêches.

Des besoins d’investissement importants

En 2017 les choses sérieuses commencent pour ZéBU. Nous avons des besoins financiers importants à l’échelle de l’association Zone-AH!. Il s’agit d’abord de terminer le gros des expérimentations sur la valorisation des drêches de brasseries (1), cet « Or urbain » de demain.

L’argent que nous recevrons de La Fabrique Aviva grâce à vos votes nous permettra de financer en partie le prototypage de la future plateforme logistique de traitement de ces drêches à Paris : séchage, puis stockage avant de pouvoir les distribuer dans différentes filières urbaines en tant que nouvelles ressources.

En parallèle, nous allons travailler sur le modèle économique de la future société coopérative qui doit naître du ZéBU.  C’est elle qui permettra à ce rêve mutualisé pour les acteurs de la filière brassicole parisienne de se réaliser.


(1) Les drêches sont le résidu du malt de céréales (orge, blé,…) à l’issue du brassage en début du processus de fabrication de la bière. Les drêches, c’est 90 % de matière organique et un bon rapport carbone/azote. Elles sont riches en protéines et fibres. Elles ont un bon pouvoir méthanogène…

Nous avons plein d’idées pour les utiliser en valorisation dans des nouvelles filières remises au goût du jour ou innovantes. Certaines sont déjà entrées en phase opérationnelle, comme la filière biométhanisation : avec Love your waste, membre de Zone-AH!.

C’est le cas également de la production de champignons : grâce à nos travaux menés depuis 2015, la société Mashrooms fraîchement créée par Jean-Paul Amaral (membre de Zone-AH! et du Team ZéBU) dans le 19e arr. de Paris, La Caverne dans le 18e, V’île Fertile à proximité du Château de Vincennes, ou encore Les Potagers de Marcoussis (91), vont pouvoir commencer à cultiver leurs pleurotes sur des substrats aux drêches de brasseries.

Aussi la valorisation en alimentation humaine de ces coproduits de brasseries prend un tournant très sexy en ce moment même,… et il nous reste encore plein de prouesses à accomplir grâce aux drêches.

Poulydrêches
Poulydrêches – tempura de poulet / nuggets à la panure de drêches – par Food2Rue – cc by sa 2017

Voter pour un, deux, trois… dix projets ?

Les votes durent jusqu’au 11 avril. Après vous être inscrits sur le site de La Fabrique Aviva, vous disposerez de 10 votes que vous pourrez utiliser comme bon vous semble, pour un (ZéBU au hasard) ou plusieurs projets.

Beaucoup de projets participent à cette campagne. Parmi eux  se trouvent probablement pas mal de projets amis, comme nous travaillons en écosystème, et que nous agissons pour l’amélioration du métabolisme urbain. Forcément nous créons plein de connexions entre nos différents projets, à Paris mais pas que (ZéBU et Zone-AH! sont présents ou en interactions rapprochées à Bordeaux, Lyon, Lausanne, Bruxelles, Toulouse, Lille…). Nous hybridons en permanence ! C’est ce qui fait la singularité et la beauté de nos projets. VOTEZ POUR EUX, VOTEZ POUR NOUS 😀

#ForkTheWorld

Rappel du lien pour voter ZéBU (après inscription) sur le site La Fabrique Aviva : https://huit.re/La-Fabrique-aviva-ZeBU-2017

Affiche de campagne 2017 La Fabrique Aviva

Zone-AH! sur Radio Nova !

 

Zone-AH! aime les Grands Voisins, tiers-lieu parisien installé dans l’ancien hôpital Saint-Vincent-de-Paul.  Pauline et Julien, respectivement secrétaire de l’association et membre actif, ont témoigné de leur expérience dans le cadre d’une émission diffusée sur Radio Nova le 1er décembre 2016.

Vous pouvez les  écouter ici :

 

La totalité des témoignages sur le beau projet des grands voisins se trouve sur le site internet de Nova ici.

(crédit photo de une © Parisianavores)

Parisculteurs : aquaponie et houblon vainqueurs

Résultats des Parisculteurs 1 – Quand on parle d’aquaponie et de houblon dans la capitale (et aussi de drêches de brasseries), forcément il y a du Zone-AH! et du ZéBU dans l’air.

Certains d’entre vous primo-lecteurs de ce site se rappellent peut-être de Cécile Roux, membre de Zone-AH! qui participait en 2015 à un Hold-Up de MakeSense pour prototyper la communication de son futur projet de ferme aquaponique ?

Et bien « A dream come true », because Cécile est lauréate de l’appel à projets Les Parisculteurs de la Ville de Paris sur le site du réservoir de Grenelle… C’est ce qu’a annoncé Pénélope Komitès, Adjointe à la Maire de Paris Anne Hidalgo en charge des espaces verts, de la nature et de la biodiversité,  en présentant les 33 lauréats de Parisculteurs le jeudi 3 novembre.

Vue satellite réservoir de Grenelle Parisculteurs
Vue satellite du réservoir de Grenelle, dédié aux projets des Parisculteurs, et remporté par le projet GREEN’ELLE de Cécile Roux et son équipe.

La première ferme aquaponique à Paris, accompagnée par Zone-AH!

La ferme Green’Elle de Cécile Roux poussera donc dès 2017 sur le site de l’ancien réservoir des Eaux de Paris dans le 15e arrondissement, à 50 m du marché de la rue de la Convention, pour une distribution hyper locale facilitée de ses poissons d’élevage (carpes, perches, voire des écrevisses), fruits et légumes frais qui seront produits sur l’exploitation .

Les deux bassins de 1 000 m² chacun constituant le réservoir, une fois vidés, pourront accueillir 1 500 m² de cultures hors-sol sous serre, 100 m² de semis et 7 bassins d’aquaculture. Cécile table sur une production annuelle de 3 tonnes de poissons et de 30 tonnes de fruits et légumes de saison.

Outre la vente au marché du coin, les produits Green’Elle seront accessibles sous forme de paniers sur abonnement pour les riverains, par l’intermédiaire d’une plateforme Web ou encore auprès des restaurants.

Télécharger en suivant ce lien le fichier A0 présenté par Cécile au Jury des Parisculteurs.

La ferme aquaponique de Cécile Roux
Cécile Roux

Le Houblon et les champignons urbains, ça vient !

Déjà la Ville de Paris avait savamment organisé « une fuite » d’informations au profit du JDD sur leur site internet avec un article publié le 30 octobre, en révélant les balances fortes pour trois des sites de l’appel à projet des Parisculteurs.

Parmi les sites précocement dévoilé dans le JDD, celui emblématique de l’Opéra Bastille dont les toits vont accueillir une houblonnière verticale de 600 m² pour de la production de bière 😉

Comme le souligne l’association Houblon de France, qui fait partie de l’équipe lauréate et qui a cofondé avec Zone-AH! et Topager la communauté des Houblonniers parisiens, ce n’est pas le seul site qui verra du houblon pousser suite à cet appel à projets des Parisculteurs. Parmi les lauréats, trois projets comportent une micro-houblonnière urbaine sur les toits de Paris.

La micro-houblonnière de 200 pieds sur le toit de l’Opéra Bastille fournira 500 kg de houblon frais aux brasseries parisiennes et à une micro-brasserie installée dans les greniers de l’Opéra.

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La brasserie recyclera ses drêches au moins en partie en compost pour les cultures maraîchères du toit (et il semble que le houblon aime bien les substrats drainant aux drêches…). Pour le reste si le toit ne permet pas de tout valoriser sur place en compost, pas de souci le ZéBU s’en occupera !

Les voies de valorisation de ce véritable trésor urbain, nous sommes en train de montrer chez Zone-AH! que ce n’est pas ça qui manquera dans les années à venir. Et c’est tant mieux parce qu’on aime bien les bonnes bières artisanales produites par nos brasseurs urbains et les bonnes drêches qui viennent avec (oui oui ça se cuisine et ça se mange… comme le houblon par ailleurs).

Autre projet fuité par le JDD, La Caverne, une ferme souterraine dans un parking du 18e arrondissement. Imaginée par la startup Cycloponics et dotée notamment d’une champignonnière, cette cathédrale productive enterrée devrait quant à elle intéresser l’un de nos membres, Jean-Paul Amaral. JPA est en train de chercher un espace pour y installer sa brasserie et sa champignonnière (sur drêches de brasseries of course). Il ne lui manque plus que le lieu…

De quoi donner du travail au ZéBU, l’écosystème des brasseries urbaines (voir également le site internet dédié) et à ses partenaires.

Après l’annonce des résultats, Le Monde a de son côté souligné la diversité des projets retenus. Au total, ils devraient permettre de produire et livrer chaque année dans Paris 425 tonnes de fruits et légumes, 24 tonnes de champignons, 3 tonnes de poissons, 95 kg de miel et 8 000 litres de bières, tout en choisissant de mettre en avant… Green’Elle, La Brize / Hop’éra  et La Caverne. 🙂

Certains projets lauréats des Parisculteurs pourront/devront compter sur le ZéBU et les filières que nous développons autour de la valorisation des drêches de brasserie (agriculture urbaine, alimentation en aquaponie, culture de champignons, biomatériaux, alimentation humaine…).