Archives par mot-clé : UNE

Zone-AH! sur Radio Nova !

 

Zone-AH! aime les Grands Voisins, tiers-lieu parisien installé dans l’ancien hôpital Saint-Vincent-de-Paul.  Pauline et Julien, respectivement secrétaire de l’association et membre actif, ont témoigné de leur expérience dans le cadre d’une émission diffusée sur Radio Nova le 1er décembre 2016.

Vous pouvez les  écouter ici :

 

La totalité des témoignages sur le beau projet des grands voisins se trouve sur le site internet de Nova ici.

(crédit photo de une © Parisianavores)

Parisculteurs : aquaponie et houblon vainqueurs

Résultats des Parisculteurs 1 – Quand on parle d’aquaponie et de houblon dans la capitale (et aussi de drêches de brasseries), forcément il y a du Zone-AH! et du ZéBU dans l’air.

Certains d’entre vous primo-lecteurs de ce site se rappellent peut-être de Cécile Roux, membre de Zone-AH! qui participait en 2015 à un Hold-Up de MakeSense pour prototyper la communication de son futur projet de ferme aquaponique ?

Et bien « A dream come true », because Cécile est lauréate de l’appel à projets Les Parisculteurs de la Ville de Paris sur le site du réservoir de Grenelle… C’est ce qu’a annoncé Pénélope Komitès, Adjointe à la Maire de Paris Anne Hidalgo en charge des espaces verts, de la nature et de la biodiversité,  en présentant les 33 lauréats de Parisculteurs le jeudi 3 novembre.

Vue satellite réservoir de Grenelle Parisculteurs
Vue satellite du réservoir de Grenelle, dédié aux projets des Parisculteurs, et remporté par le projet GREEN’ELLE de Cécile Roux et son équipe.

La première ferme aquaponique à Paris, accompagnée par Zone-AH!

La ferme Green’Elle de Cécile Roux poussera donc dès 2017 sur le site de l’ancien réservoir des Eaux de Paris dans le 15e arrondissement, à 50 m du marché de la rue de la Convention, pour une distribution hyper locale facilitée de ses poissons d’élevage (carpes, perches, voire des écrevisses), fruits et légumes frais qui seront produits sur l’exploitation .

Les deux bassins de 1 000 m² chacun constituant le réservoir, une fois vidés, pourront accueillir 1 500 m² de cultures hors-sol sous serre, 100 m² de semis et 7 bassins d’aquaculture. Cécile table sur une production annuelle de 3 tonnes de poissons et de 30 tonnes de fruits et légumes de saison.

Outre la vente au marché du coin, les produits Green’Elle seront accessibles sous forme de paniers sur abonnement pour les riverains, par l’intermédiaire d’une plateforme Web ou encore auprès des restaurants.

Télécharger en suivant ce lien le fichier A0 présenté par Cécile au Jury des Parisculteurs.

La ferme aquaponique de Cécile Roux
Cécile Roux

Le Houblon et les champignons urbains, ça vient !

Déjà la Ville de Paris avait savamment organisé « une fuite » d’informations au profit du JDD sur leur site internet avec un article publié le 30 octobre, en révélant les balances fortes pour trois des sites de l’appel à projet des Parisculteurs.

Parmi les sites précocement dévoilé dans le JDD, celui emblématique de l’Opéra Bastille dont les toits vont accueillir une houblonnière verticale de 600 m² pour de la production de bière 😉

Comme le souligne l’association Houblon de France, qui fait partie de l’équipe lauréate et qui a cofondé avec Zone-AH! et Topager la communauté des Houblonniers parisiens, ce n’est pas le seul site qui verra du houblon pousser suite à cet appel à projets des Parisculteurs. Parmi les lauréats, trois projets comportent une micro-houblonnière urbaine sur les toits de Paris.

La micro-houblonnière de 200 pieds sur le toit de l’Opéra Bastille fournira 500 kg de houblon frais aux brasseries parisiennes et à une micro-brasserie installée dans les greniers de l’Opéra.

capture-decran-2016-11-03-14-16-56-png

La brasserie recyclera ses drêches au moins en partie en compost pour les cultures maraîchères du toit (et il semble que le houblon aime bien les substrats drainant aux drêches…). Pour le reste si le toit ne permet pas de tout valoriser sur place en compost, pas de souci le ZéBU s’en occupera !

Les voies de valorisation de ce véritable trésor urbain, nous sommes en train de montrer chez Zone-AH! que ce n’est pas ça qui manquera dans les années à venir. Et c’est tant mieux parce qu’on aime bien les bonnes bières artisanales produites par nos brasseurs urbains et les bonnes drêches qui viennent avec (oui oui ça se cuisine et ça se mange… comme le houblon par ailleurs).

Autre projet fuité par le JDD, La Caverne, une ferme souterraine dans un parking du 18e arrondissement. Imaginée par la startup Cycloponics et dotée notamment d’une champignonnière, cette cathédrale productive enterrée devrait quant à elle intéresser l’un de nos membres, Jean-Paul Amaral. JPA est en train de chercher un espace pour y installer sa brasserie et sa champignonnière (sur drêches de brasseries of course). Il ne lui manque plus que le lieu…

De quoi donner du travail au ZéBU, l’écosystème des brasseries urbaines (voir également le site internet dédié) et à ses partenaires.

Après l’annonce des résultats, Le Monde a de son côté souligné la diversité des projets retenus. Au total, ils devraient permettre de produire et livrer chaque année dans Paris 425 tonnes de fruits et légumes, 24 tonnes de champignons, 3 tonnes de poissons, 95 kg de miel et 8 000 litres de bières, tout en choisissant de mettre en avant… Green’Elle, La Brize / Hop’éra  et La Caverne. 🙂

Certains projets lauréats des Parisculteurs pourront/devront compter sur le ZéBU et les filières que nous développons autour de la valorisation des drêches de brasserie (agriculture urbaine, alimentation en aquaponie, culture de champignons, biomatériaux, alimentation humaine…).

[93.1FM[* Pour une radio des communs à Paris

[TRIBUNE]

Pourquoi Zone-AH! soutient le projet de [libre@toi[* d’installer une radio des communs sur la FM parisienne ?

Pour les soutenir aussi, une simple signature suffit. 

Clairement, il faut l’avouer, nous avons peu de temps en ce moment pour alimenter ce site en contenu – pourtant riche depuis le dernier post – mais je me devais de dire pourquoi Zone-AH! soutient le projet de [libre@toi[* d’installer une radio des communs sur la FM parisienne.

Il suffit de reprendre plusieurs points expliqués sur leur site et de constater à quel point Libre@Toi parle tout simplement de nous, jeune association, et de nos actions au quotidien dans l’intérêt général : Zone-AH! – Agriculture urbaine hybride et collaborative, accompagne et facilite la création d’espaces de partage, des espaces de fabrique des communs dans les domaines de l’agriculture et du métabolisme urbains. Zone-AH!, avec ses partenaires, expérimente la ville résiliente de demain en appliquant des méthodes d’innovation collective dont les applications profiteront au plus grand nombre (des communs), que ce soit à Paris, Bordeaux, Lyon, Marseille, Lausanne… Bruxelles, à travers le réseau que nous mettons en place.

« La radio des communs rassemblera dans sa grille de programmes les voix pour l’instant disparates des chercheurs et des inventeurs de solutions propres à relever les défis écologiques, techniques, sociaux et économiques du monde d’aujourd’hui. »

« La radio des communs rassemblera dans sa grille de programmes les voix pour l’instant disparates des chercheurs et des inventeurs de solutions propres à relever les défis écologiques, techniques, sociaux et économiques du monde d’aujourd’hui. », tous ceux qui « œuvrent pour le maintien et la sauvegarde des Biens Communs et pour une société de la Connaissance fondée sur le partage. »

Libre-à-Toi

En matière de sciences, elle parlera aussi bien « de biologie moléculaire » que « de nanotechnologies, d’économie, de sociologie ou d’histoire, en interaction avec le public », et en mettant à disposition du plus grand nombre le 93.1, surtout à ceux qui ont des choses intéressantes à dire et ceux qui font ce qu’ils ont dit d’intéressant. En général ils n’ont pas de moyen pour assurer leur autopromotion et les messages aussi primordiaux soient-ils ont vite fait de se perdre dans le magma médiatique indigeste que nous subissons, tous médias confondus. Et c’est un ancien journaliste qui le dit, aujourd’hui passé de l’autre côté de la barrière et subissant cette réalité malgré une débauche d’énergie phénoménale au regard de nos capacités pour essayer de faire parler de nos projets d’avenir, un des moyens pour toucher de potentiels financeurs / investisseurs / bienfaiteurs… Rayez les mentions inutiles.

Et puis Libre@Toi parle volontiers de nos actions, comme lors de notre participation à la résidence d’agriculture urbaine du Collectif Babylone sur le toit de la Cité de la Mode et du Design quai d’Austerlitz, le Living Roof, du printemps 2015 au début de 2016. Ils ont pris l’entrée, le plat de résistance, et le dessert. Un reportage complet et inédit d’agriculture urbaine et d’expérience sociale collective au sein d’un tiers-lieux de plein air comme aucun autre média ne l’a fait jusqu’à présent pour nous.

Rien d’étonnant à ce que la radio des Communs proposée par Libre@Toi veuille donner « la parole au monde agricole, dont la visibilité est souvent limitée aux actions commando de le FNSEA, mais qui pourtant est un acteur essentiel dans le maintien et la préservation de la Nature », en parlant d’agriculture biologique, d’agriculture urbaine, d’agroécologie », ou encore de circuits courts, puisque c’est déjà ce que ses animateurs et journalistes faisaient.
Libre@Toi rééquilibre les débats en faisant se rencontrer les parties prenantes des sujets qu’ils abordent en convoquant jusqu’aux acteurs controversés sur les sujets. C’est la seule solution pour leur couverture représentative et objective. Bref c’est du vrai journalisme.

Tables rondes sur la gestion sélective, le retraitement et la valorisation des déchets, conférences sur
l’économie circulaire, l’économie de la fonctionnalité…, et même une réflexion collective sur l’avenir du travail et le développement d’outils collectifs pour l’émancipation des territoires et l’invention de nouveaux modèles économiques en réponse à celui nécrosé, épuisé à l’image des ressources qu’il consomme allègrement, qu’on tente encore de nous imposer. Et on est un imbécile que la radio des communs continuera de combattre comme le fait aujourd’hui L@T.

La radio des communs « propose un espace de partage et d’accompagnement » aux porteurs de « projets innovants relevant véritablement des principes de l’Économie Sociale et Solidaire, c’est-à-dire développant des systèmes vertueux de consommation et de production qui remettent l’humain au centre de leurs activités », qu’ils considèrent comme des « entrepreneurs du nouveau monde », en faisant un tri au-delà des vitrines médiatiques portées par des « entrepreneurs malins ne cherchant qu’à surfer sur la vague des aides officielles que ce nouveau champ de l’économie n’a pas manqué d’émuler », et brouillant le message auprès du grand public non initié.

Libre@Toi parlait de nous, associations, organisations non lucratives, entreprises solidaires et initiatives territoriales… la liste est longue des délaissés de l’audimat, et nous voulons qu’ils puissent continuer de le faire sur le 93.1 à Paris auprès d’une plus grande audience, car nos projets méritent vraiment de percer, au bénéfice des citoyens et de notre société.

 Pour les soutenir aussi, une simple signature suffit. 

Bruno,
directeur et cofondateur de l’association Zone-AH!

Living Roof, histoire d’un jardin opensource sur un toit

Au tout début du mois de février 2016, le Living Roof a été démonté, après un peu plus de 7 mois d’existence sur le toit de la cité de la mode et du design. Cette installation temporaire visait à sensibiliser le grand public à l’agriculture urbaine, grâce à des modules développés en opensource.

Cet article a été initialement publié sur le site de Libre@Toi* par Clara Delpas


1er février 2016. Sous un ciel gris mais doux d’hiver, le Living Roof quitte définitivement le toit de la Cité de la Mode et du Design. Cette résidence d’agriculture urbaine avait été installée au mois de juin 2015. Première œuvre du collectif Babylone, il a mobilisé une bonne dizaine d’associations, notamment Zone AH, Synterrea, Toits vivants, Vergers Urbains ou Miel de Quartier travaillant à une ville plus verte et regroupant architectes, urbanistes, designers, paysagistes, juristes, hackers, écologues, arboriculteurs, ingénieurs, jardiniers, biologiste, menuisiers, agronomes, permaculteurs, apiculteurs, récupérateurs, animateurs sociaux et développeurs, le Living Roof a été conçu « sur mesure », comme un système résilient, c’est à dire capable de fonctionner avec un minimum d’intervention humaine et en synergie avec son environnement. Il était constitué de différents modules, pour certains en expérimentation, présentés au grand public par des panneaux explicatifs et lors d’ateliers organisés pour initier petits et grands à la vie des poules en ville, à l’aquaponie, à la récupération des semences ou au lombricompostage. Depuis la mi-novembre, un arbre supplémentaire y agitait ses branches : un olivier, planté en hommage à Quentin, 29 ans, architecte et membre de Vergers Urbains, assassiné au Bataclan.

Sébastien charge les bacs qui seront transportés par camion à la halle Pajol. Tout devant, l’olivier de Quentin.

Des poules, des poissons, des vers…

Le poulailler modulaire (MAUDUL-R) a permis, au travers d’ateliers organisés, de sensibiliser le grand public à la vie des poules. Mais la gestion de ces dernières, Chantal, Michèle, Brigitte et Tania de leurs prénoms, s’est avérée perturbée par les protestations de protecteurs de la cause animale. Ainsi que par de malencontreux événements : en effet, elles sont toutes mortes, même si les sonos du Nüba et du Moonroof- les bars installés tout à côté et accueillant jusque tard le soir des noctambules parisiens- les ont dérangé moins que ce que l’on ne craignait. Une poule est morte en pondant son premier œuf, les autres, sous les griffes et les crocs de prédateurs, de rats notamment.. Seule la remplaçante de Chantal, une poule « diplomatique » qui avait coûté pas moins de 400 euros en frais vétérinaires en plein mois d’août, ( !) coule maintenant des jours paisibles à Ivry-sur-Seine, seule rescapée de cette expérience pas très concluante pour les gallinacées.

Les poissons des deux bacs d’aquaponie ont eu plus de chance – les défenseurs des animaux les ont laissé tranquilles : koïs, shubukins et carpes ont pu tranquillement nourrir de leurs déjections quelques cultures. Pareil pour les cyprinidés du mur végétal où poussaient sedum et salades. Qu’on ne s’y trompe pas, pourtant , l’aquaponie n’est pas si simple qu’il n’y paraît. Bien sûr, tout commence avec un bac à poissons avec des végétaux au-dessus. Mais la suite est un peu plus subtile : trop nourris, les poissons saturent les plantes en azote. Sans compter que le destin naturel des poissons n’est pas de nager dans de petits bassins. Même si peu se soucient de leurs états d’âme, c’est tout de même un peu comme si on les cultivait en mode bonzaï . Et faute de pouvoir s’épanouir pleinement libres dans un espace suffisamment grand, leur espérance de vie se réduit considérablement.

Les vers du bac à lombricompostage, réalisé avec l’école du compost ont quant à eux bien digéré les déchets végétaux du site et des restaurants alentours.

Des bancs, des bacs, une serre…et un jardin opensource sur un toit !

Sur les quelques centaines de mètres carrés alloués à l’espace du Living Roof, des modules de bancs-bacs, mixant des bancs de bois aménagés pour la détente les visiteurs aux bacs destinés aux plantations accueillaient petits fruitiers, plantes aromatiques, choux, salades , haricots verts, poivrons, tomates, courges,etc.. sans oublier les fleurs et les arbres fruitiers : pas moins de 22 arbres, principalement des pommiers et des poiriers, cultivés évidemment sans les produits phytosanitaires habituels de l’agroindustrie ! (ici on leur a préféré des remèdes traditionnels comme du bicarbonate de soude ou de la bouillie bordelaise). L’ensemble était agrémenté d’une pergola de bois, ainsi que d’une structure de tiges d’acier pour béton sculptées comme de l’osier (la cabane polypode®, conçue par De la plume à la bêche ).

La serre solaire connectée (Sunseek), développé par Solar coop en partenariat avec P2PFoodLab a pu fournir une photo par jour ainsi que les données d’hygrométrie à l’intérieur. Elle était supposée voir ses panneaux s’orienter en fonction de la course du soleil, mais tout n’a pas fonctionné comme souhaité, sans doute « un problème de puissance électrique du moteur, branché sur le secteur », selon Cyprien, l’un de ses concepteurs. Et puis, installer une serre, habituellement réservée aux situations de bas ensoleillement, en plein été, et sur le toit particulièrement bien exposé de la Cité de la Mode et du Design, était quelque peu insolite, tout de même !

Véra, de Vergers Urbains, participe à la mise en sac des plantations du Living Roof pour leur déménagement. On distingue au fond la structure métallique en échelle du mur végétal, désormais dénudé.

Deux mois après son installation, le Living Roof a pu livrer « un petit quelque chose » aux journalistes présents à la conférence de presse du 25 août 2015. Pas une production délirante, loin de là. Rappelons que le jardin… avait raté le printemps ! Et que même les arbres, en deuxième année de croissance, n’étaient pas supposés produire de fruits. D’ailleurs, ce n’était pas là son but puisqu’ il visait avant tout à offrir un lieu de rencontres et d’échanges autour de l’agriculture urbaine.

Il a permis aussi de tester in vivo les différents modules opensource installés pour évaluer leur résistance à la prise au vent, aux intempéries, à la fréquentation du public, etc…Car les améliorations sont toujours possibles. Le mur végétal, par exemple et sa structure de 200kg, pesait environ 800kg. Grâce aux travaux menés sur le substrat nécessaire à la croissance des plantes au GreenLab de Jussieu, il gagnerait à être plus léger.

Le poids des installations est en effet un facteur limitant au développement des toits végétalisés. Question de portance. À la Cité de la Mode et du Design, la toiture peut supporter jusqu’à 500kg au m2. Le module aquaponique, sur 4m2, contenait à lui-seul près de 800 litres d’eau. Eau des bacs à poissons mise à part, le Living Roof nécessitait aussi 12 mètres-cube de terre ainsi que près d’une tonne de substrat organique (drêche, paille, etc…). Sans compter le poids des quelques 800 mètres linéaires de planches de bois issus de forêts tourangelles écogérées qu’il aura fallu pour construire tous les modules.

Bien sûr, il reste aussi les questions financières. Si la Cité de la Mode et du Design a alloué quelques 35 000 euros pour la concrétisation du projet, cette somme était quelque peu dérisoire « en regard du coût réel de l’ installation, qui a nécessité un investissement sérieux en bénévolat pour l’entretenir » comme le précise Bruno, de Zone AH! . Ce qui explique son avis quelque peu mitigé sur l’intérêt de l’expérience. Il n’en demeure pas moins que le Living Roof aura au moins pu présenter une jolie vitrine de l’agriculture urbaine. Quant au devenir de ce « Toit Vivant » , précisons que modules et plantations auront une seconde vie dans d’autres espaces développant l’agriculture urbaine, comme le toit de La Générale dans le 11ème arrondissement ou bien encore le site de l’ancien hôpital Saint-Vincent de Paul dans le 14ème. Ou, comme l’arbre de Quentin , sur l’esplanade Nathalie Sarraute, dans le 18ème arrondissement devant la halle Pajol, où Vergers Urbains a aménagé un jardin mobile.
Pour l’heure, du Living Roof , il reste un site, une page facebook et toutes les photos!

L’agriculture urbaine, dans l’air du temps…

Il va sans dire que les villes bétonnées manquent de terres à cultiver alors que les toits des immeubles offrent des surfaces bien exposées qu’il serait dommage de ne pas exploiter. Rien qu’à Paris intra-muros, « une étude de l’Apur (l’Agence Parisienne d’Urbanisme) a recensé 80 hectares de toits potentiellement végétalisables », rappelle Sébasien, président de Vergers Urbains. S’il y en a sans doute bien plus, puisque cette étude exclut les toits de moins de 200m2, Paris aurait de quoi faire pousser sur ces toits quelques tonnes de fruits et légumes ! D’ailleurs, la végétalisation des cours de récréation des écoles, des toits et des murs des immeubles est inscrite au programme de la mandature de l’actuelle Maire de Paris. Qui vient d’ailleurs de lancer un appel à projets pour faire émerger 40 projets sur les bâtiments parisiens, dont 20 en agriculture urbaine, comme le rappelle notre confère du Parisien. Et même une ferme urbaine, à l’instar de la ferme Lufa (Lufa Farm) à Montréal (Canada), mise au point dans les années 2010 après quatre ans de recherches mobilisant une quinzaine d’ingénieurs, qui occupe un immeuble de 3 000 m² en plein centre ville et approvisionne ainsi toute l’année près de 2 000 habitants en plus de 40 variétés de fruits et légumes, commercialisés sous forme de paniers, à la manière de nos AMAP …ou de la ferme urbaine de Berlin développée par la start-up ECF-farmsystems et opérationnelle depuis 2014 et qui produit déjà chaque année 30 tonnes de poissons et 35 tonnes de légumes cultivés en aquaponie.


 


Auteur(s): Clara Delpas pour Libre@Toi*

Crédit(s): Licence Creative Commons
Ce(tte) œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution – Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.